Pourquoi ?

Pèlerinage

capcom13

Je ne m »en suis jamais caché : j’ai travaillé dans et pour la communication publique pendant quinze ans.

Cap’Com, Forum de la communication publique, se rappelle à mon bon souvenir : je fais un bon « témoin » pour les 25 ans du réseau.

Elu, professionnel de la com’, en poste dans deux ou trois collectivités, je dois arriver avec un  MESSAGE (d’où ce texte topo_capcom_11dec2013)

J’en ai trouvé un :  » NE ME DECEVEZ PAS ».

Dans cette matinée, l’interrogation sur la vie numérique aura sa place. Sur ce terrain, il aura beaucoup à dire, mais surtout à entendre.

Dans une courte interview sur France 5 vendredi 6 décembre, Armel Le Coz, initiateur de « J’irai dormir chez les candidats » dit l’importance des réseaux numériques dans les rapports humains.

J’en suis convaincu et pour deux raisons :

– le temps de l’institutionnel n’est pas celui du numérique : ce décalage parfois angoissant crée en même temps une césure très positive, voire une accélération du processus de décision,

– le numérique crée du relationnel, et, dans le miroir numérique, non seulement on décide « qui est la plus belle » mais : « qui est le plus à l’écoute ».

Je n’irais pas jusqu’à dire, comme  conclut le Parisien « Décidément, à l’heure de Twitter, le métier politique change… »

Non !

Lâcher-prise

[[File:Cible meditation Sarbacana.jpg|thumb|Cible meditation Sarbacana]]

lâcher-prise et prise de décision ne font plus qu’un

Voilà un mot-valise comme on les aime.

« Moyen de libération psychologique consistant à se détacher du désir de maîtrise. » dit Larousse

Donc double action :  se libérer psychologiquement /// se détacher du désir de maîtrise.

Sur le livre numérique en bibliothèque (terrain que je laboure depuis 2008), il était sans doute temps de lâcher prise, n’est-ce pas ?  Association +lobby + engagements auprès du CNL + groupes de travail = désir de maîtrise des processus.

Tout va bien quand … tout va bien.

Si divergences il y a , les fissures apparaissent et la sagesse impose de se retirer sur la pointe des pieds.

« Psychologiquement », c’est une vraie libération. Aux praticiens de prendre la main.

Ce qui n’empêche pas – bien au contraire – de s’intéresser vivement à la lecture numérique sous toutes ses formes.

D’autres chantiers s’ouvriront et le temps, qui nous est compté finalement, sera employé judicieusement.

Y compris à ne rien faire

Non !

Ce qui me gonfle

 

la tempête. Par loki11 (l’illustration Européenne 1871 no.47 page 369) [Public domain], via Wikimedia Commons

 

Outre, trop-plein, vents : ces mots du vocabulaire familier me conviennent aujourd’hui pour définir le langage à éléments du personnel politique.

Les présentations impérissables des « problèmes » actuels utilisent la langue de bois : bonjour Esope !

Derrière les mots, les concepts, les idées, les combats. Pas de confusion : ceux-là restent urgents.

Il faut alors faire une gymnastique permanente entre : « mais ils me gonflent » et : « que faire pour avancer ? »

Je décide ( je devrais décider) de traduire toute ce vent en action. Et m’interdire tout commentaire qui ne comporterait pas :

1. une écoute de l’autre ( d’accord /pas d’accord/ m’en fous/ pas concerné),

2. un rapprochement concret entre ce que je dis/ce que je fais.

Mais, quand même, « ils » me gonflent.